Sauvages en ville : la flore avec nous!

L’ensauvagement des trottoirs doit être surveillé pour éviter qu’elle empêche le déplacement des personnes à mobilité difficile, mais davantage de biodiversité en ville est très bénéfique.

Par Valérie Le Nigen. La loi interdit depuis 2017 l’usage des produits phytosanitaires par les collectivités pour entretenir les espaces verts et la voirie. Depuis juillet 2022, l’interdiction concerne aussi les lieux de vie, comme les cimetières, les campings, les jardins des copropriétés. Dans les villes, cette interdiction commence à avoir des effets positifs sur la biodiversité. Des plantes sauvages réapparaissent. Vous ne les connaissez pas ? Vous pouvez vous faire aider par IdentiPlante ou faire part de vos observations sur Sauvages de ma rue des programmes animés par l’association Tela Botanica.

Benoîte des villes, orpin blanc, moutard des champs…

Benoîte des villes, orpin blanc, moutard des champs… Chercher à identifier les plantes des villes peut devenir un jeu à partager. Et faire part de vos observations sur Sauvages de ma rue peut permettre à des scientifiques d’avancer sur la connaissance de la qualité de biodiversité en ville et l’impact des brèches urbaines.

Une biodiversité qui tempère les îlots de chaleur

Etre conscient de cette biodiversité, pouvoir partager vos connaissances, peut permettre de protéger cette biodiversité en ville. Et garder en tête qu’elle tempère les îlots de chaleur, aide à la dépollution de l’air et de l’eau, à la détoxication des sols…

Y a-t-il des limites à la prolifération de la flore urbaine ?

Question posée à Vanessa Lainé, animatrice « programme Sauvages de ma rue » :  » Il faut biensûr se méfier de certaines espèces invasives à risque pour la santé des citadins et veiller à l’entretien d’espaces praticables pour les personnes à mobilité réduite. Sinon, pas de problème ! Une meilleure intégration de la biodiversité en ville est toujours extrêmement bénéfique.« 

1er novembre 2022

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